Résumé

Jean-Baptiste Vitteaut Du radicalisme niveleur : à M. Clémenceau… (1888)

C'est là le noeud gordien, la plaie politique, le rouage principal de notre organisme qu'il faut refondre.
Le suffrage universel, soit dit en passant, est, pour le présent, l'objet d'une tendre sollicitude de la part des monarchistes ; ils vont au-devant de lui, le caressent pour en profiter dans un moment de désarroi, sauf à le supprimer, leur but étant atteint, semblables à ces frères qui veulent embrasser leurs frères pour mieux les étouffer.
Vouloir supprimer le suffrage universel, c'est un crime de lèsenation, un non sens, c'est se heurter à une impossibilité absolue.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Vitteaut Du radicalisme niveleur : à M. Clémenceau… (1888)

Le suffrage universel, tel qu'il est pratiqué, est une force aveugle, une arme à deux tranchants. Exploité comme il l'est, il peut aussi bien dérailler à droite qu'à gauche, surtout à l'extrême gauche dans les grands centres. Il peut parfaitement nous doter d'un sabre qui sabrera toutes nos institutions. Quand un peuple a faim, il se jette dans les bras du premier Boulanger venu.
Que ce suffrage aille à droite, la question n'est point résolue : elle se complique plutôt; car, comme nous l'avons dit, la France est une démocratie
Source : Gallica

Jean-Baptiste Vitteaut Du radicalisme niveleur : à M. Clémenceau… (1888)

La France est devenue une démocratie. Tous les hommes marquants l'ont reconnu depuis 89. Le comte de Paris lui-même le reconnaît dans son manifeste, tout en développant son programme monarchique et en se posant comme le représentant de la royauté. Or, qui dit démocratie dit puissance du peuple, qu'il ne faut pas confondre avec la plèbe, et qui dit monarchie dit puissance d'un seul.
Source : Gallica

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