Jean-Baptiste Vitteaut, Du radicalisme niveleur : à M. Clémenceau… (1888)
“ C'est là le noeud gordien, la plaie politique, le rouage principal de notre organisme qu'il faut refondre. Le suffrage universel, soit dit en passant, est, pour le présent, l'objet d'une tendre sollicitude de la part des monarchistes ; ils vont au-devant de lui, le caressent pour en profiter dans un moment de désarroi, sauf à le supprimer, leur but étant atteint, semblables à ces frères qui veulent embrasser leurs frères pour mieux les étouffer. Vouloir supprimer le suffrage universel, c'est un crime de lèsenation, un non sens, c'est se heurter à une impossibilité absolue. ”
