Résumé

Solution ! solution ! (1872)

Le radicalisme, — son étymologie le dit, — n'est que l'exagération d'un système ou d'une opinion. Il ne se comprend que dans l'opposition, où il est une manière de renverser plus rapidement le gouvernement existant et de prendre sa place. Arrivé là, il ne se comprend plus, s'il ne devient le despotisme. Que serait-il en effet ? Monarchie ? Mais il en a nié le principe et il arrive au pouvoir porté par la haine populaire qu'il surexcite contre tout ce qui de près où de loin rappelle l'ancien régime ? République modérée ?
Source : Gallica

Solution ! solution ! (1872)

Parce qu'ils n'ont pas su, comme Henri IV, se convertir à la religion dominante et souveraine dans le coeur de leurs sujets.
Il faut bien aussi parler du drapeau tricolore et du drapeau blanc, puisque cette question sépare les classes éclairées du comte de Chambord autant que les souvenirs du système féodal séparent de lui les habitants des campagnes. Nous n'en dirons qu'un mot. Si Henri V est le gouvernement légitime, la Révolution et le drapeau tricolore c'est nous ! Entre un honnête homme et une nation fière, il n'y a pas d'abîme plus profond qu'une question d'honneur.
Source : Gallica

Solution ! solution ! (1872)

Il faut l'acquitter, cette dette : notre honneur et notre sécurité y sont intéressés. Vite au travail ! Efforçons-nous de gagner d'une main la plus grande partie de ce que nous donnerons de l'autre. C'est le seul moyen d'éviter dans nos finances, dans nos monnaies, dans notre commerce, dans notre industrie, les crises qui épuiseraient nos dernières forces. Nous avons encore trois milliards à payer. Il faut les trouver, ces trois milliards ! Il faut les faire ! La politique des intérêts est donc en même temps la politique du suffrage universel, du patriotisme et de l'honneur.
Source : Gallica

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