Résumé

La vraie république (2e édition… (1871)

DES INCAPABLES ET DES INDIGNES DE LA SOUVERAINETÉ
Décréter la loi et rendre la justice sont des attributions essentielles de la souveraineté et, certainement, tout citoyen est en droit de les exercer par son concours direct ou par délégation, moyennant des règles qui préviennent les abus; mais dans la vraie République, nul n'est citoyen s'il n'est présumé savoir raisonner des choses morales et s'il n'est honnête homme : c'est surtout en cela qu'elle diffère de la fausse République, appelée des anciens l'Ochlo cratie.
Source : Gallica

La vraie république (2e édition… (1871)

L'hostilité des cléricaux contre la liberté du peuple, leur collusion avec Bonaparte, leurs railleries injurieuses, débitées en pleines chaires, en 1852, contre les républicains proscrits, ont amené, dans l'esprit d'un grand nombre, une réaction funeste à la religion. La morale indépendante qui n'est rien de moins que l'athéisme mal déguisé, a recruté ses adeptes parmi des hommes moins irréligieux qu'irrités des outrages prodigués à leur parti et Dieu sait quels malheurs nous prépare l'athéisme s'il grandit encore ou plutôt si le clergé ne se renferme pas dans l'Église.
Source : Gallica

La vraie république (2e édition… (1871)

L'égalité est la parité de droits pour tous les citoyens, la suppression des privilèges qui favorisent les uns au préjudice des autres, le moyen de permettre que chacun use de sa capacité comme il l'entend. Elle ne peut exister que par l'observation réciproque du respect entre les gens inégaux en science, en force, en fortune.
L'égalité, ce n'est point une certaine vulgarité de manières qui nous défendrait la politesse adoptée par nos moeurs ; ce n'est point la promiscuité d'individus de toutes sortes, pas même la familiarité dont on a dit avec raison qu'elle engendre le mépris.
Source : Gallica

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