Jean Ducournau

Résumé

Jean Ducournau Les quatre chapitres d'un croyant (1871)

Je vois ces mêmes vieillards gravir les marches d'un autel grand et majesteux dressé au flanc d'un coteau que le soleil éclaire de sa plus brillante et splendide lumière.
Fils de l'homme, dans ta pensée que vois-tu au loin?
Je vois chacun de ces vieillards faire jaillir de ses veines vénérables le sang nécessaire au seing de l'acte sacré de la rédemption.
Fils de l'homme, dans ta pensée que vois-tu au loin?
Je vois un peuple innombrable transporté de joie et de bonheur s'avancer en ordre et par colonnes rangées vers l'autel de la fraternité universelle.
Source : Gallica

Jean Ducournau Les quatre chapitres d'un croyant (1871)

Ignores-tu que la vie c'est le bonheur ou l'adversité, et le plus souvent l'un et l'autre?
Homme, tout ce que tu fais, tu le fais pour un parti ou pour les tiens.
Pourquoi désignes-tu ton frère par la couleur de son drapeau quand le drapeau de ton frère doit être le tien et celui de tous les hommes?
Tu dois faire pour les enfants de ton frère ce que tu voudrais que l'on fît pour tes enfants.
Homme! ouvre ton coeur et ta bourse aux déshérités, non pas pour les entretenir dans l'oisiveté et la paresse, mais pour les instruire et les guider dans les sentiers de la vie.
Source : Gallica

Jean Ducournau Les quatre chapitres d'un croyant (1871)

Il faut que le suffrage universel devienne la loi sacrée et l'arche sainte de la Société.
Il faut que toutes les hautes fonctions publiques soient soumises à l'élection.
Il faut que les citoyens élus au gouvernement soient des hommes justes, honnêtes et clairvoyants.
Il faut que la fortune des généraux des armées de la république se réduise à l'estime de leurs soldats et de leurs concitoyens; ils deviendront alors des pairs de la patrie et sauront combattre et mourir pour elle.
Source : Gallica

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