Résumé

Le saint dimanche de Pâques 1848… (1848)

Les gouvernemens corrompus, affamés des épargnes, de la sueur et du sang du peuple, font naître la misère. La misère engendre le crime. Je me flatte que, sous la République, les crimes deviendront moins fréquens, au fur et à mesure que la misère disparaîtra ; mais je crains fort que jamais tous les hommes renoncent à toutes les mauvaises passions. Le vice a été créé, sans doute, pour rehausser l'éclat de la vertu, et la nation aura toujours à sévir contre des hommes vicieux; mais que ce soit avec douceur, plutôt pour corriger l'homme que pour punir le crime qu'il a consommé.
Source : Gallica

Le saint dimanche de Pâques 1848… (1848)

Nous souffrons. Ceux auxquels je n'ai pas donné ma voix sont précisément ceux qui l'ont le plus sollicitée, qui m'ont le plus promis, qui m'ont le plus protesté de leur amour pour la République, pour les républicains, pour la grandeur de la France. Mon regard, fortifié par la vue continuelle des champs et du ciel, a pénétré jusqu'au fond de leurs âmes. Ils veulent changer la forme et ils veulent laisser le fond. Partout où prévaudra leur opinion, le sang du peuple aura, comme toujours, coulé en vain, et ce sera à recommencer.
Source : Gallica

Le saint dimanche de Pâques 1848… (1848)

Levez l'étendard de l'humanité, vous tous, frères de Pologne, de Courlande, de Suède, de Prusse, de Holstein, des villes anséatiques, de Saxe, de Bavière, du Wurtemberg, de Hesse, de Nassau, de Bade. Levez votre terrible massue. C'est vous toujours qui décidâtes des affaires du monde; car vous êtes au centre; vous êtes éclairés et instruits. Appelez même à votre secours nos frères d'Autriche, de Bohème et de Hongrie. Tons, depuis longtemps, méritent la liberté; tous méritent d'aider, sabre en mains, à la grande régénération des peuples.
Source : Gallica

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