Résumé

Contre-projet de constitution, avec exposé des motifs par un citoyen français (1848)

Inutile, au surplus, d'observer, que la personne des citoyens doit être à l'abri, non seulement de toute entreprise du pouvoir, mais à plus forte raison encore de toute entreprise des citoyens mêmes, ce qui fait l'objet de plusieurs dispositions de notre code pénal.
Pour le culte, aujourd'hui plus de religion d'État, plus de religion dominante, plus l'ombre même de l'intolérance. Chacun doit être admis à rendre ses hommages à la divinité dans la forme qu'il juge la plus convenable, pourvu que cette forme n'outrage, dans aucun cas, les bonnes moeurs.
Source : Gallica

Contre-projet de constitution, avec exposé des motifs par un citoyen français (1848)

Mais une jeune république doit rejeter, sous quelque couleur qu'elles se présentent, toutes les livrées du servage; elle doit marcher, dégagée de telles entraves, dans la voie de l'avenir.
Ainsi, par toutes ces raisons, unité de pouvoir; pure démocratie, simplicité de rouages, énergie d'opinions, indépendance de position, sans parler des considérations bien plus graves encore sur lesquelles nous nous sommes appuyés au début de cette discussion, la question d'une seule chambre, ou, pour mieux dire, d'une seule Assemblée nationale, est pour nous irrésistiblement décidée.
Source : Gallica

Contre-projet de constitution, avec exposé des motifs par un citoyen français (1848)

Parce que les Russes obéissent encore à un maître, devrions-nous montrer une servilité semblable à l'égard de nôtre, et s'il en est plusieurs, de nos chefs de république? Parce que les Anglais ont leur chambre des lords, devrions-nous avoir nécessairement notre chambre des pairs ? Parce que plusieurs peuples de l'Europe ne jouissent pas encore de la liberté de publier leurs pensées, devrions-nous comprimer notre presse sous le bâillon?
Source : Gallica

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