Résumé

La république et les congrès ouvriers… (1881)

Vous savez comme moi qu'un certain nombre de bons bourgeois satisfaits, trouvent extraordinaire que de simples ouvriers se permettent de s'occuper des affaires publiques, et vont jusqu'à dire que cela ne les regarde pas. A ceux qui tiennent ce langage, je dirai que dans un pays libre comme le nôtre, où le suffrage universel est le maître de tout et de tous, nous avons le droit nous, ouvriers, de nous occuper tout aussi bien que les favorisés de la fortune de toutes les questions qui sont de nature à intéresser la démocratie, j'ajouterai même que c'est notre devoir.
Source : Gallica

La république et les congrès ouvriers… (1881)

Je ne me fais pas d'illusion, et je veux bien reconnaître que l'instruction a encore besoin d'être largement répandue; mais en tous cas il ne me paraît pas nécessaire d'être accadémicien pour prendre part à la confection de bonnes lois que réclame l'opinion publique; et j'estime qu'un certain nombre d'ouvriers choisis parmi les plus honnêtes, les plus instruits, les plus intelligents, pourraient, étant nommés députés, rendre de grands services au prolétariat, et par conséquent à la démocratie.
Source : Gallica

La république et les congrès ouvriers… (1881)

Il est vrai qu'il y a des députés, tel que celui de la 2me circonscription de Boulogne-sur-mer, qui n'ont pas besoin de ce prétexte pour voter contre les réformes nécessaires.
Comment ! la chambre des dépntés, qui émane directement du suffrage universel fait des lois que le suffrage restreint, représenté par le Sénat, a le droit de repousser, et cela grâce à la Constitution bâtarde qui nous a laissé cette assemblée nommée dans un jour de malheur ; je dis que c'est illogique; tant que le Sénat existera, le suffrage universel ne sera qu'un vain mot.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature