Gabriel Prévost

Résumé

Gabriel Prévost La République des imbéciles (1887)

L'intérêt sans la capacité, la capacité sans l'intérêt sont les deux causes qui font du suffrage universel actuel l'obstacle le plus fatal à la stabilité et au progrès ; car chaque électeur, écrasé par la loi du nombre, subit bon gré mal gré, le vote d'un autre électeur, aussi dépourvu que lui-même de capacité et d'intérêt, et se voit, en fin de compte, aux mains d'un mandataire insignifiant, qui piétine sur place, sans pouvoir faire mieux.
Un ouvrier maçon ou menuisier, sait parfaitement ce qui lui est utile, en tant qu'ouvrier.
Source : Gallica

Gabriel Prévost La République des imbéciles (1887)

En cette occurrence, nos aïeux les Gaulois consultaient les guerriers et comme ils l'étaient tous, c'était en définitive le suffrage universel.
En cas de guerre, tous les citoyens en âge de comprendre ont, pour se prononcer, la capacité et l'intérêt, car l'envahisseur ne s'attaque pas seulement à ceux qui portent les armes. Il menace, dans leurs biens et dans leur vie, tous les citoyens sans exception. Quand le pays est dans l'obligation de se défendre, le corps législatif délibère, toutes chambres réunies. C'est la voix de tous qui se fait entendre.
Source : Gallica

Gabriel Prévost La République des imbéciles (1887)

Il s'agit de donner à tous, dans la mesure du possible, le moyen pratique d'arriver au mieux. Or, le parlementarisme actuel, avec son mandat général et mal défini, est le plus grand obstacle qu'on puisse opposer à ce but.
Faut-il en déduire la condamnation du suffrage universel? S'il en était ainsi, nous serions perdus, car détruire le suffrage universel, c'est détruire la démocratie, et vouloir, en 1885, détruire la démocratie est une tâche aussi folle que de vouloir nous ramener aux armets du moyen âge.
Source : Gallica

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