Résumé

Le Scrutin d'arrondissement et sa politique… (1884)

Sans doute, le scrutin de liste n'est pas un remède souverain capable de rendre, les assemblées parfaites et les moeurs électorales irréprochables, — une telle affirmation serait une erreur capitale que nous laissons à ceux qui demandent tout aux lois et rien aux moeurs,— mais, du moins, il échappe à la plupart des inconvénients et des vices qui déshonorent le scrutin d'arrondissement et en font un instrument politique immoral, un système électoral funeste, et fécond seulement en résultats pernicieux.
Source : Gallica

Le Scrutin d'arrondissement et sa politique… (1884)

Il faut que la République progresse, qu'elle accomplisse les choses honnêtes et grandes que chacun attend d'elle. Mais ces choses ne seront possibles qu'avec ce respect de la loi, ce renoncement de soimême, ce culte de la vertu, cette union des citoyens, cette discipline des volontés, sans lesquelles les démocraties ne peuvent vivre, et qui sont incompatibles avec le scrutin de corruption sous lequel, plus que jamais, « l'Etat républicain n'est plus que la grande fiction à travers laquelle chacun veut vivre aux dépens de tous ».
Source : Gallica

Le Scrutin d'arrondissement et sa politique… (1884)

Mais c'est ici, surtout, qu'il faut savoir se taire et appliquer à la politique d'arrondissement le mot de Fiévée : « La politique, c'est ce qui ne se dit pas. »
Au milieu de cette lutte d'ambitions et d'appétits, le côté chevaleresque et honnête qui distingua toujours notre démocratie dans l'histoire est menacé de sombrer définitivement au milieu de l'intolérance réciproque des coteries, coteries qui n'ont plus de souffle que pour dénoncer et d'énergie que pour réclamer des procédés sommaires d'exécution.
Source : Gallica

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