Résumé

Le Scrutin d'arrondissement et le scrutin de liste (1881)

S'il importe donc quelque part de donner à l'élection des représentants du peuple un caractère hautement et exclusivement politique, s'il y a quelque part une nécessité inexorable de faire arriver à la Chambre une majorité véritablement gouvernementale, c'est en France, puisqu'en France la Chambre fait la politique, institue le gouvernement, et que Ce gouvernement qui en émane n'est pas seulement central mais unique et universel, n'ayant à côté de lui ni pouvoir Cantonal, ni État à moitié souverain, ni, comme en Angleterre, de vieilles franchises et d'antiques privilèges.
Source : Gallica

Le Scrutin d'arrondissement et le scrutin de liste (1881)

Le scrutin d'arrondissement, du reste, n'a pas seulement pour effet d'effacer la notion idéale qui est comme la source philosophique du patriotisme et, par suite, d'avilir les représentants officiels d'une souveraineté dont il ne laisse plus comprendre la signification; il porte aussi une atteinte mortelle aux sentiments de bienveillance, de cordialité, de fraternité qui font des habitants de la France une même famille. De toutes les institutions imaginables, c'est sans doute celle qui nous divise le plus profondément.
Source : Gallica

Le Scrutin d'arrondissement et le scrutin de liste (1881)

En dehors de cette ambition avouée, un groupe n'est qu'un cercle, parfois une coterie. Les groupes sont la plaie des assemblées délibérantes, et les députés timides et susceptibles qui les créent, sont, avec les indifférents, le produit fatal, inévitable du scrutin uninominal.
Mais ces individualistes dépourvus de tout esprit politique se croient pourtant des hommes politiques et ils ont présenté un programme politique, ou naïf ou plein de réticences. Dans un très grand nombre de circonscriptions on se passera fort bien de cette comédie. On élira d'emblée « l'homme du pays ».
Source : Gallica

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