Ernest Naville,
La réforme électorale en France
(1871)
“ Qu'il y ait des électeurs non représentés quand ils sont en trop petit nombre pour que ce nombre réponde à un député, c'est la conséquence inévitable de la nature des choses, du caractère collectif de l'action d'élire. Le député étant un être insécable, sen sa qualité d'être vivant, on ne peut accorder une fraction de député à une fraction du groupe électoral. Mais qu'une partie considérable d'un peuple puisse être privée de représentants, c'est la conséquence funeste d'un système électoral faux. A la vérité, un parti battu à une élection peut être vainqueur à une autre et prendre sa revanche. ”
