Jules-Louis Chardon, La Réforme électorale en France (1910)
“ L'arrondissement est la plus fictive des créations ; si on pouvait n'avoir qu'un collège, qu'un vote, qu'une expression, ce jour-là on serait dans la réalité de la souveraineté nationale ; le scrutin de liste est un acheminement vers cet idéal. L'intimité de l'électeur et de l'élu fait assiéger ce dernier à qui le premier a toujours quelque chose à demander ; un système qui l'éloignerait serait le bienvenu : or, comme avec le scrutin d'arrondissement, les mécontentements sont mortels, le député, pour ne pas les provoquer, est conduit fatalement à la démarche et à la brigue. ”
