Résumé

Émile Delaurier Opinion de Lamartine,... sur le scrutin de liste (1883)

Si le ministère rêve et brûle d'une action opportune, comment se fait-il que la loi sur la Magistrature, la loi Laisant, la loi de séparation de l'Église et de l'État, c'est-à-dire la dignité du citoyen qui exige une application égale de la règle, l'instruction qui est l'avenir de la France, la liberté de la conscience qui est un impérieux besoin, et que tant d'autres questions, non pas opportunes seulement, mais urgentes, le touchent si peu que toute son activité s'emploie à la ruine du scrutin uninominal?
Source : Gallica

Émile Delaurier Opinion de Lamartine,... sur le scrutin de liste (1883)

Si l'on n'adopte pas ces grands principes du scrutin uninominal et de la révocabilité de l'élu, le suffrage universel est un leurre, car au lieu d'avoir un maître nous en élisons un grand nombre pour plusieurs années, et nous, nous ne sommes réellement souverains qu'un jour : celui de l'élection. Lorsque le suffrage est uninominal, comme on nomme assez généralement un homme connu par les électeurs de son collège électoral, il a assez souvent la pudeur ou la conscience de ne pas trop oser agir contre la volonté de ses mandants, surtout quand son intérêt personnel n'est pas beaucoup en jeu
Source : Gallica

Émile Delaurier Opinion de Lamartine,... sur le scrutin de liste (1883)

C'est lui la cause de tous nos maux; c'est lui qui a permis à Napoléon III, à Bazaine, à Thiers et d'autres de devenir des criminels cent fois pires que Troppmann. Sans cette innovation malheureuse, ces gens-là auraient pu être de grands et bons citoyens, car ils avaient de précieuses qualités. Le scrutin de liste c'est la bouteille à l'encre, c'est le triomphe de l'intrigue, de la mauvaise foi, de la flagornerie, de la bassesse. Alors c'est une tourbe d'incapables, de parasites, de lâches qui dominent dans une assemblée.
Source : Gallica

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