Émile Delaurier

Élements biographiques

Émile Delaurier Mémoire adressé à Monsieur Grévy… (1880)

En 1848, nous combattions, vous par la parole et moi par la plume, contre le danger si grave d'avoir un président de la République trop puissant. Si on avait adopté le fameux amendement Grévy, nous n'aurions pas eu la présidence de Louis-Napoléon, ni le coup d'Etat, — cette sanglante trahison du Deux Décembre 1851, — ni les guerres de l'Empire, ni la funeste invasion prussienne. La France n'aurait pas été saignée d'hommes et d'argent et démembrée. Jamais un peuple libre, lors même qu'il eût été peu éclairé, n'aurait pu faire de telles sottises.
Source : Gallica

Émile Delaurier Opinion de Lamartine,... sur le scrutin de liste (1883)

Si le ministère rêve et brûle d'une action opportune, comment se fait-il que la loi sur la Magistrature, la loi Laisant, la loi de séparation de l'Église et de l'État, c'est-à-dire la dignité du citoyen qui exige une application égale de la règle, l'instruction qui est l'avenir de la France, la liberté de la conscience qui est un impérieux besoin, et que tant d'autres questions, non pas opportunes seulement, mais urgentes, le touchent si peu que toute son activité s'emploie à la ruine du scrutin uninominal?
Source : Gallica

Émile Delaurier Nouvelle organisation politique et plan d'une nouvelle constitution républicaine… (1848)

J'ai dit tant pis pour le peuple s'il se vend quand il a le suffrage universel, il s'enrichira avec son droit. Je dis maintenant qu'il ne faut pas qu'il se vende , nous devons être les sentinelles avancées de la démocratie ; si la majorité du peuple se trempe nous devons l'éclairer sur son danger, et même faire nos efforts pour l'empêcher d'y tomber; il y à tant de monde encore qui ne comprennent pas l'importance de leur droit et qui donnent si facilement leur voix à des hommes qui ont soutenu le système infâme de chacun chez soi, chacun pour soi
Source : Gallica

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