Résumé

Émile Delaurier Mémoire adressé à Monsieur Grévy… (1880)

En 1848, nous combattions, vous par la parole et moi par la plume, contre le danger si grave d'avoir un président de la République trop puissant. Si on avait adopté le fameux amendement Grévy, nous n'aurions pas eu la présidence de Louis-Napoléon, ni le coup d'Etat, — cette sanglante trahison du Deux Décembre 1851, — ni les guerres de l'Empire, ni la funeste invasion prussienne. La France n'aurait pas été saignée d'hommes et d'argent et démembrée. Jamais un peuple libre, lors même qu'il eût été peu éclairé, n'aurait pu faire de telles sottises.
Source : Gallica

Émile Delaurier Mémoire adressé à Monsieur Grévy… (1880)

Le scrutin de liste c'est la bouteille à l'encre, c'est le triomphe de l'intrigue, de la mauvaise foi, de la flagornerie, de la bassesse. Alors c'est une tourbe d'incapables, de parasites, de lâches qui dominent dans une assemblée. Contre le scrutin uninominal on a parlé de l'influence de clocher, de capacités de province ; on a dit aussi que les députés sont les domestiques de leurs électeurs. Ces gens-là se croient avant 1848 ou se moquent de nous.
La seule raison d'apparence valable que l'on ait donnée, c'est qu'il ne faut pas épuiser son droit sur un seul homme
Source : Gallica

Émile Delaurier Mémoire adressé à Monsieur Grévy… (1880)

Pour les républicains et les patriotes de Paris, c'était une trahison que de leur arracher leurs canons ; c'était leur faire voir qu'on voulait profiter de la présence des Prussiens pour faire la monarchie. Dans tous les cas, c'était de la dernière maladresse dans l'état d'irritation où était la capitale, qui avait été dupée par ceux en qui elle avait mis sa confiance, surtout lorsqu'on se trouvait en face de Thiers, ce vieil ennemi des républicains, des chemins de fer, du progrès et du suffrage universel.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature