Émile Delaurier, Mémoire adressé à Monsieur Grévy… (1880)
“ En 1848, nous combattions, vous par la parole et moi par la plume, contre le danger si grave d'avoir un président de la République trop puissant. Si on avait adopté le fameux amendement Grévy, nous n'aurions pas eu la présidence de Louis-Napoléon, ni le coup d'Etat, — cette sanglante trahison du Deux Décembre 1851, — ni les guerres de l'Empire, ni la funeste invasion prussienne. La France n'aurait pas été saignée d'hommes et d'argent et démembrée. Jamais un peuple libre, lors même qu'il eût été peu éclairé, n'aurait pu faire de telles sottises. ”
