Résumé

Jacquillou Lettres d'un vieux paysan républicain (1885)

N'importe ! nous sommes coupables d'avoir manqué à la discipline !
La discipline ! je sais m'y conformer aussi bien que tous ceux qui m'y rappellent si bruyamment, à la condition qu'elle soit fondée sur la justice et la raison.
Mais la discipline ainsi comprise n'est plus que l'oppression des citoyens libres et indépendants par une coterie, et je le déclare hautement, si j'ai combattu pendant plus de vingt ans la candidature officielle sous l'Empire et les hommes du 16 Mai, ce n'est pas pour la subir aujourd'hui sous la République, quand on veut l'imposer sous une autre forme.
Source : Gallica

Jacquillou Lettres d'un vieux paysan républicain (1885)

De ces vieux républicains honnis, bafoués, jetés par dessus bord, chacun, selon son tempérament, trace sa ligne de conduite. Les uns, le coeur ulcéré, se retirent de la vie politique et se renferment dans une abstention systématique. D'autres — et je suis de ceux-là— mieux trempés pour la lutte et auxquels la bataille ne fait pas peur, se révoltent et, après avoir combattu pour la République contre ses adversaires naturels, n'hésitent pas à lutter encore pour l'arracher aux mains infidèles ou maladroites qui la compromettent et qui la perdent.
Source : Gallica

Jacquillou Lettres d'un vieux paysan républicain (1885)

Quant à moi, j'estimai que, la bataille contre les adversaires naturels de la République ayant
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pris fin, mon rôle politique était terminé. Il y a, voyez-vous, mes amis, des gens dont le lot, en ce monde, est uniquement de se battre, de se tenir toujours à l'avant-garde, de donner et recevoir les coups. D'autres, mieux partagés, ou plus habiles, se contentent de suivre, à distance respectueuse, toutes les péripéties de la bataille, se réservant de passer aux premiers rangs, dès que la victoire se dessine, et qu'il s'agit d'en recueillir les fruits.
Source : Gallica

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