Résumé

Le parti républicain et le scrutin de liste (1871)

Engager les électeurs à ne suivre que la voix de leur propre conscience quand ils inscrivent sur leur bulletin de vote de nombre réglementaire de noms de candidats, c'est que leur conseiller de prêter les mains au triomphe de leurs adversaires politiques. Au scrutin comme à la guerre, la victoire appartient aux bataillons disciplinés. On a vu le scrutin de liste donner à une minorité bien unie le succès contre une majorité divisée.
Source : Gallica

Le parti républicain et le scrutin de liste (1871)

Dès que les élections sont annoncées, une certaine agitation s'empare de tous les éléments du parti si peu homogène qu'on appelle républicain. On réclame de toute part l'union. C'est, en effet, ce qui manque le plus ; mais on entendrait mal ce mot si on l'interprétait dans le sens de concorde et de coopération fraternelle , vers un but d'égalité, de liberté, de justice. Ce qu'on demande c'est l'abnégation, c'est le sacrifice, l'abandon de la liberté au profit d'un prétendu intérêt commun qui n'apparaît pas avec évidence.
Source : Gallica

Le parti républicain et le scrutin de liste (1871)

Les partis ne renonceront pas à une discipline qui seule peut donner la force, et l'électeur libéral devra se résigner à chercher encore et toujours la solution d'un problème impossible: de marcher à la pratique de la liberté, en abdiquant sa propre liberté de choix et en exigeant de ses coréligionnaires une renonciation momentanée, dit-on, mais en réalité perpétuelle, au droit le plus sacré du citoyen.
Source : Gallica

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