Mythologie chrétienne

Définition et enjeux

Portrait de Jules Lemaître Jules Lemaître Chateaubriand

Partout, la mythologie chrétienne des Martyrs n'est agréable qu'en tant qu'elle ressemble à la mythologie païenne. Mais quelle imprudence! Si les dieux sont des démons, si les péchés sont les dieux de l'Olympe, les péchés sont splendides.
L'auteur invente des anges; mais ces anges, c'est toujours le messager Mercure et la messagère Iris, c'est Éros et c'est Vénus, avec de longues robes blanches et des ailes...
Source : Gutenberg

Portrait de David Strauss David Strauss Vie de Jésus

Dans la mythologie païenne, les dieux ont une histoire ; dans l’Ancien Testament, Dieu n’en a point ; son peuple seul en a une ; et si par le nom de mythologie on entend essentiellement une histoire des dieux, il est vrai que la religion hébraïque n’a pas de mythologie.
La religion chrétienne tient de la religion hébraïque la connaissance de l’unité et de l’immuabilité de Dieu.
Source : Wikisource

Portrait de Jules Lemaître Jules Lemaître Chateaubriand

Puis il entreprend de démontrer que, dans ce qu'on appelle le «merveilleux», la religion chrétienne le dispute en beauté à la mythologie même. Et ce sont alors les comparaisons les plus vaines entre les faunes ou les naïades et les anges ou les saints; entre le Zeus d'Homère et le Dieu de Racine; le songe d'Énée et le songe d'Athalie; le Tartare et l'Enfer, etc. Il s'excite beaucoup sur les anges (dont il abusera pour son compte) : ange de la solitude, du matin, de la nuit, du silence, du mystère, des mers, des tempêtes, du temps, de la mort, des saintes amours, des rêveries du cœur.
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature