Robert Augustin Antoine de Beauterne

Résumé

Robert Augustin Antoine de Beauterne Conversations religieuses de Napoléon… (1841)

Ce qui paroît davantage, c'est le besoin d'agir sur les hommes, c'est l'ambition, c'est la passion de la politique, c'est l'amour des grandeurs, c'est le prince. Quelle préoccupation dans un moment aussi solennel ! Et quelle preuve de sa conviction de la légitimité de son titre d'empereur! Plus la fortune l'humilie et plus il s'élève ; plus l'infâme geolier de l'Angleterre fait d'efforts pour l'avilir et lui ravir le diadème, et plus il le retient à son front; ô puissance de l'âme !
Source : Gallica

Robert Augustin Antoine de Beauterne Conversations religieuses de Napoléon… (1841)

La raison en est bien naturelle ; derrière le voile de la Mythologie, un sage apperçoit tout de suite la marche et les lois des sociétés naissantes, les illusions et les passions du coeur humain, les symboles et l'orgueil de la science.
La mythologie est la religion de la fantaisie. Les poètes, en déifiant leurs rêves, suivirent la pente naturelle à notre esprit, qui exagère sa puissance, jusqu'à s'adorer lui-même, parce qu'il ignore ses limites.
Ici, tout est humain , tout crie en quelque sorte : « Je suis l'oeuvre de la créature. »
Source : Gallica

Robert Augustin Antoine de Beauterne Conversations religieuses de Napoléon… (1841)

En flétrissant Talleyrand et La Fayette, l'empereur flétrit ceux qui sont dévoués à un système, à des utopies plus qu'à la patrie et au souverain, qui s'aiment eux-mêmes et écoutent leur individualité et leur ambition plus que la conscience, les principes, la religion et la France, et qui mettent des formes de gouvernement avant le gouvernement, avant l'empereur qui seul auroit pu nous sauver de l'invasion ! En flétrissant Augereau et Marmont, l'empereur flécomme
flécomme principe. Ce principe enveloppe, domine, absorbe l'homme, considéré isolément et à fortiori comme être social.
Source : Gallica

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