Robert Augustin Antoine de Beauterne, L'enfance de Napoléon, depuis sa naissance jusqu'à sa sortie de l'École militaire (1846)
“ Celle lettre ne peint-elle point les pensées d'une belle âme? n'y voit-on point briller, du plus vif éclat, ces deux vertus de la religion naturelle, l'honneur et la pieté filiale? et ces derniers mots, pour en profiter (de la protection de M. de Marboeuf) il fallait des vertus que le ciel m'a refusées, ne sont-ils point la révélation de la conscience chrétienne, aux prises avec l'honneur humain ! Ah ! quel jeune homme, à son début dans la vie, sondant l'abîme de son coeur, n'a jeté, comme Napoléon, un coup d'oeil de désespoir vers les perfections sublimes de l'Evangile! ”
