Résumé

Robert Augustin Antoine de Beauterne L'enfance de Napoléon, depuis sa naissance jusqu'à sa sortie de l'École militaire (1846)

Celle lettre ne peint-elle point les pensées d'une belle âme? n'y voit-on point briller, du plus vif éclat, ces deux vertus de la religion naturelle, l'honneur et la pieté filiale? et ces derniers mots, pour en profiter (de la protection de M. de Marboeuf) il fallait des vertus que le ciel m'a refusées, ne sont-ils point la révélation de la conscience chrétienne, aux prises avec l'honneur humain ! Ah ! quel jeune homme, à son début dans la vie, sondant l'abîme de son coeur, n'a jeté, comme Napoléon, un coup d'oeil de désespoir vers les perfections sublimes de l'Evangile!
Source : Gallica

Robert Augustin Antoine de Beauterne L'enfance de Napoléon, depuis sa naissance jusqu'à sa sortie de l'École militaire (1846)

Enfin, cette critique de l'éducation de l'ancien régime, ces idées mâles et hardies semées dans cette prose nerveuse d'un écolier, qui en fait hommage et les soumet à un maître qu'il estime : voilà le naissant feuillage et l'odeur du laurier, dont la racine vigoureuse produira la tige, aux vastes rameaux, qui projettera, dans tout l'Univers, l'ombre du génie et de la gloire militaire du général Bonaparte et de l'empereur Napoléon.
Si quelqu'un s'écrie : « Et l'ombre des défauts !... » Patience, je ne suis pas idolâtre de la gloire d'un monde qui passe et que je méprise; patience!...
Source : Gallica

Robert Augustin Antoine de Beauterne L'enfance de Napoléon, depuis sa naissance jusqu'à sa sortie de l'École militaire (1846)

Louis XIV achevait l'oeuvre de ses ancêtres, la fusion de l'unité des Français, dans un même esprit, une même croyance.
L'histoire est là pour dire que la religion seule a établi la paix, avec l'unité de sa croyance, parmi les peuples qui l'embrassaient. Les philosophes ont fondé des sectes, mais jamais une nation. L'unité de la France n'est autre chose que le produit de l'éducation chétienne : nos rois s'honoraient plus de leur titre de chrétiens, qui les faisait, en même temps, frères de Dieu et de leurs derniers sujets, que de leur titre de roi.
Source : Gallica

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