Olivier Des Armoises

Résumé

Olivier Des Armoises Avant la gloire : Napoléon enfant… (1898)

Napoléon allait sur ses deux ans. Petit pour son âge, frêle, malingre, souffreteux, il semblait toujours sur le point de faire une maladie. Aussi supportait-on de lui ce qu'on n'eût pas supporté d'un enfant ordinaire. Tout le monde le gâtait: son père, sa nourrice, Camilla Ilari et surtout la tante Gertrude. Seule, Letizia ne voulait pas avoir de faiblesse ; ce n'était pas qu'elle ne le préférât à ses autres enfants, elle-même l'avouait: son Nabulione était le fils de ses douleurs. Il avait vécu de sa vie errante dans les grottes du Monte-Rotondo.
Source : Gallica

Olivier Des Armoises Avant la gloire : Napoléon enfant… (1898)

Napoléon, en effet, après son succès, dû en partie au hardi coup de main que l'on sait, parut si extraordinaire à Paoli, que ce dernier ne tarissait plus en éloges sur l'énergie, la hardiesse, la vaillance du fils de Charles Bonaparte.
Rien ne manque à Napoléon, disait-il, pour atteindre aux plus hauts sommets. Il aurait peut-être trop d'ambition pour un homme ordinaire, mais avec les ressources géniales que je devine en lui, il ne pourra jamais en avoir trop.
La puissance de son génie ira aussi loin que peut
aller son ambition.
Source : Gallica

Olivier Des Armoises Avant la gloire : Napoléon enfant… (1898)

La maladie avait en peu de temps fait de lui un vieillard. De son côté, le père trouva de grands changements en son fils et remarqua avec bonheur que sa ressemblance avec sa mère s'accentuait. Il avait ses beaux yeux fiers où se lisait la vaillance. Ses gestes étaient nets, décisifs; sa parole facile, décidée.
Le père et le fils causèrent longuement, gravement. Charles parla à Napoléon comme un homme parle à un homme. Sous la voyance d'un inexplicable pressentiment, il lui remit la garde de toute la famille,. se démettant en quelque sorte sur lui de tous ses droits, de tous ses devoirs.
Source : Gallica

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