J. Marandet

Résumé

J. Marandet Enfance de Napoléon Ier (1857)

Nàpoléon eut peu de liaisons intimes, ne trouvant déjà plus de caractères au niveau du sien : pourtant, c'est de ce temps d'école que datent tant d'amitiés auxquelles il est
resté fidèle, et l'on aurait tort ainsi de prétendre qu'il n'eut pas d'amis. Il combla de faveurs tous ceux qui se présentèrent à lui aussitôt qu'il put les protéger et les faire profiter des bienfaits de la fortune, et sa vie est pleine de traits touchants de la permanence de ses sentiments. Un ami, un condisciple, eurent toujours un accès facile auprès de lui et ne firent jamais un vain appel à ses souvenirs de collêge.
Source : Gallica

J. Marandet Enfance de Napoléon Ier (1857)

Napoléon, après six mois de séjour à l'Ecole, n'était plus considéré comme ses
condisciples : sa conduite sévère, ses lectures graves, le nerf et la concision de son style, et ses pensées inattendues, originales, en faisait un élève tout-à-fait hors ligne.
A une imagination ardente et portée au merveilleux, il joignait le bon sens le plus rare, l'esprit le plus positif; il étudiait sans effort, rien ne lui semblait difficile, rien ne le rebutait : Dieu lui avait donné un génie qui pénétrait tout facilement. Encore enfant par l'âge, il était homme par la réflexion et la résolution
Source : Gallica

J. Marandet Enfance de Napoléon Ier (1857)

Dès son entrée à l'école, Napoléon s'était montré grave, réfléchi et tourmenté du besoin d'apprendre. Mais sa qualité par excellence, ce qui le distingua le plus de ses condisciples, pendant son séjour à Brienne, ce fut son goût pour la retraite ; c'est dans l'isolement, qu'il se livrait tout entier à l'étude et à la méditation; souvent ses nuits se passaient à méditer sur les leçons de la journée.
Source : Gallica

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