A.-N. Petit

Résumé

A.-N. Petit Napoléon à Brienne (1839)

Le 30, se livre la bataille de Paris; mais la garde nationale est indignée du départ de Marie-Louise, du manque de munitions; les boulets ne sont pas de calibre; une foule d'ouvriers demandent des armes, on leur donne des piques; on crie à la trahison. La canonnade commence à cinq heures du malin, et dure jusqu'à deux heures du soir; nous perdons 5,000 hommes, les alliés 12,000. Paris capitule, tandis que l'empereur a son quartier-général à Doulevant, à cinq lieues de Brîenne. On prononce la déchéance de Napoléon, et l'on abolit le droit d'hérédité établi dans sa famille.
Source : Gallica

A.-N. Petit Napoléon à Brienne (1839)

Le prince Henri, frère du roi de Prusse, arrive à Lusigny le 12 février, le même jour que Schwartzemberg transporte à Troyes sa chancellerie, qui correspond avec Bar-sur-Aube, Bar-sur-Seine et Troyes. Aussitôt les Prussiens se livrent à la fureur du pillage, sans qu'aucun chef y mette ordre. Le maire, effrayé de cette rage toute nouvelle qui anime d'autres ennemis, demande une audience du prince, logé chez lui, et le supplie de faire cesser les maux qui accablent son pays. Le prince ne daigne pas même écouter sa prière, il n'y prête aucune attention, et le soldat continue ses ravages.
Source : Gallica

A.-N. Petit Napoléon à Brienne (1839)

Brienne était rempli d'une foule immense, accourue de toute part, de Trôyes, de Bar-sur-Aube, d'Arcis, de Vilry, de Montier-en-Der, et de toutes les campagnes environnantes.
Le lendemain, Napoléon monte à cheval, et visite l'ancienne école et tous les lieux qu'il a fréquentés dans ses promenades. Lorsqu'il se fut rendu sur l'emplacement du collège, n'apercevant plus que des ruines, il s'écria, diton, en parlant des hommes de la révolution : « Ils ont tout détruit, ces monstres-là; mais, je relèverai tout cela, moi. »
Source : Gallica

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