Pierre Foncin,
Napoléon & les alliés à Troyes et dans le département de l'Aube…
(1866)
“ L'invasion s'approchait comme vous le voyez. Aussi est-ce au milieu d'un morne silence que Napoléon, après le combat de La Rothière, entra le 3 février dans la ville de Troyes. Son arrivée, on le sentait, n'était que l'effet d'une défaite déguisée. Tout le monde le pensait sans oser le dire. Les royalistes assez nombreux s'en réjouissaient en secret. Si les Alliés renforcés de troupes fraîches qui arrivaient de tous côtés, s'obstinaient à marcher ensemble sur Paris, ni Troyes, ni aucune ville, ni Napoléon luimême avec tout son génie, ne réussirait à les arrêter. ”
