Charles Tristan Montholon

Résumé

Charles Tristan Montholon Sentiment de Napoléon sur le Christianisme… (1843)

Dieu même est notre ami, notre père et vraiment notre Dieu. Une mère n'a pas plus de soin de l'enfant qu'elle allaite. L'âme séduite par la beauté de l'Évangile, ne s'appartient plus. Dieu s'en empare tout-à-fait, il en dirige les pensées et toutes les facultés, elle est à lui.
Quelle preuve de la divinité du Christ ! Avec un empire aussi absolu, il n'a qu'un seul but, l'amélioration spirituelle des individus, la pureté de la conscience, l'union à ce qui est vrai, la sainteté de l'âme. Voilà vraiment une religion , et je reconnais là un pontife.
Source : Gallica

Charles Tristan Montholon Sentiment de Napoléon sur le Christianisme… (1841)

La religion, disois-je à M Guizot, est la seule chose vraie et positive , elle est le coeur, l'âme, l'esprit et même le corps d'une nation. Mettre d'un côté la religion, la politique de l'autre, c'est séparer le corps de l'âme , le ciel de la terre, ce qui est le meilleur et l'essentiel en nous de ce qui est accidentel et passager, c'est intervertir le bel ordre, nous ravaler au-dessous des païens, mutiler l'homme, enfin mentir à la conscience et blasphémer la Divinité.
Source : Gallica

Charles Tristan Montholon Sentiment de Napoléon sur le Christianisme… (1843)

Déjà sur le trône, pressé de se confesser par le pape Pie VII, Napoléon avoit dit : « Je suis trop occupé, saint Père; quand je serai plus vieux. » Puis il disoit à ses courtisans : " Un souverain peut-il, doit-il se confesser? alors que devient la question des deux puissances, la temporelle et la spirituelle ? Le souverain, c'est le prêtre (1) . »
(1) « Je suis trop occupé, quand je serai plus vieux. Un souverain doit-il se confesser? alors que devient la question des deux puissances, la spirituelle et la temporelle? Le souverain, c'est le prêtre. »
Source : Gallica

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