Octave Aubry, Sainte-Hélène. La mort de l'empereur (1938)
“ On n'entend plus les cloches, le canon, le pas des chevaux, le cliquetis des armes ; le nom de Napoléon emplit la ville. Une fois encore, après son long reniement, elle se redonne à lui. Dans les jours les plus sombres de Sainte-Hélène, il l'avait dit à ses compagnons : — Vous entendrez encore Paris crier : « Vive l'Empereur !... » Il ne s'était pas trompé ; un million d'hommes, dans un triste et fanatique amour, l'acclament, tandis qu'il passe sur son pavois, emporté par ses Victoires, au-dessus du battement des cœurs et de l'inclinaison terrible des drapeaux. ”
