Résumé

Portrait de Barry Edward O'Meara Barry Edward O'Meara Napoléon jugé par un Anglais : Lettres de Sainte-Hélène… (1901)

Qui mange le plus, dit un jour Napoléon à O'Méara, des Français ou des Anglais ? Et son médecin de lui répondre : « Je crois que ce sont les Français. — Je ne le crois pas, répliqua Napoléon. Alors O'Méara de faire remarquer que, bien que les Français ne fissent nominativement que deux repas par jour, ils en faisaient en réalité quatre.
« Moi, observe Napoléon, je ne mange jamais plus de deux fois par jour. Votre cuisine est plus saine que la nôtre. Votre soupe est cependant très mauvaise : ce n'est que du pain, du poivre et de l'eau, vous buvez du vin outre mesure. »
Source : Gallica

Portrait de Barry Edward O'Meara Barry Edward O'Meara Napoléon jugé par un Anglais : Lettres de Sainte-Hélène… (1901)

Je ne puis rien contre le Premier Consul vivant, mais je puis tout contre le Premier Consul mort. Tuez le Premier Consul, et le Sénat, le peuple et l'armée, d'une commune voix, me nommeront à sa place. Je changerai les commandants des camps de Boulogne et je nommerai une commission pour vous juger, vous, Pichegru. Une fois acquitté, vous serez nommé second Consul. — Bien, dit Georges ; mais alors je veux être troisième Consul. — C'est impossible, reprit Moreau : si l'on savait seulement que je vous ai vu, je serais un homme perdu; j'aurais à peine mon valet de chambre pour moi.
Source : Gallica

Portrait de Barry Edward O'Meara Barry Edward O'Meara Napoléon jugé par un Anglais : Lettres de Sainte-Hélène… (1901)

Il est impossible de nier qu'il ne fût en son pouvoir de s'assurer de la sorte une situation autrement avantageuse que celle où il se trouve actuellement. S'il s'est jeté dans vos bras, c'est pour éviter une nouvelle effusion de sang; c'est pour ce même motif qu'il se fia à une nation réputée pour sa générosité et son amour de la justice. L'Angleterre n'eût certes pas été déshonorée en proclamant Napoléon Bonaparte un de ses citoyens. Il demandait simplement à compter parmi les plus humbles, ayant le ciel pour toit, la terre d'Angleterre pour sauvegarde.
Source : Gallica

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