Anonyme, Les Mille et Une Nuits
“ J’étois à peine assis, que les rideaux s’ouvrirent, et me laissèrent voir la jeune dame, qui parut, à mes yeux éblouis, comme un astre rayonnant de lumière. Sa beauté étoit encore relevée par l’éclat d’une parure magnifique, et sur-tout par la richesse du collier que je lui avois vendu. La vue de tant d’attraits fît sur moi une impression si vive, que je parus un moment interdit et immobile. » Aussitôt que la jeune dame m’aperçut, elle se leva de dessus son trône, et s’avança vers moi d’un air riant. « Seigneur Aly, me dit-elle, votre douceur et votre honnêteté me plaisent infiniment. » ”
