Résumé

Daïra, histoire orientale en quatre parties (1760)

C'est un Etranger qui vous parle. Oh ! fille précieuse ! c'est un enfant de Satalie que la Nature avoit fait naître, pour consommer le cours de sa vie loin de vous mais que la destinée a conduit en cette Isle fortunée jusqu'aux portes de votre Maison, jusques dans l'intérieur de votre Maison même, pour y jouir du charme de votre présence céleste, pour y faire serment, comme au pied des Autels de l'amour le plus violent, mais le plus pur qui puisse jamais s'emparer d'un coeur : il me posséde, cet amour, au-delà de l'expression des Langues
Source : Gallica

Daïra, histoire orientale en quatre parties (1760)

Certes, qui pourra se faire une image de toutes ces choses, gémira dans le fond de son coeur, à la vue de l'innocence accablée à ce point : ses cris arracheront la pitié de l'ame la plus insensible. On ne verra point une Fille expirante sur ce lit de douleurs, implorante le secours des Dieux & des hommes, par des gémissemens, par des sanglots, par des torrens de larmes, qu'on n'en
soit touché & attendri au point d'en répandre soi-même.
Source : Gallica

Daïra, histoire orientale en quatre parties (1760)

Approche-toi ! me dit-il, sans crainte, viens, fille de Scio, je t'offre une place à mes côtés, tu t'es rendue criminelle à mes yeux au moment même que le Ciel t'a mise en ma puissance ; mais il en coûte moins de pardonner que de punir lorsque le coeur en donne le conseil : juge si tes premiers regards, quoiqu'allumés d'une indigne colere, ont pénétré mon ame de tendresse & de pitié ; juge de l'empire que je t'aurois cédé sur elle, si la tienne eût été capable de sentimens plus doux & plus conformes à ton état.
Source : Gallica

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