Khadidja

Définition et enjeux

F. Jérusalemy,  Khadidja (1877)

“ Cette apparition provoque deux grands cris qui partent du plus profond de deux poitrines ; l'un argentin et pénétrant, suivi d'un grand mouvement de clameurs confuses, sort de la loge réservée du harem, et c'est Khadidja qui le pousse : c'est un cri de bonheur, c'est un élan d'amour, c'est une bénédiction échappée de son âme... L'autre est étranglé, rauque et terrrible ! C'est une exclamation de fureur, c'est un horrible blasphème qui s'exhale du sein de Carakior ! Car en ce jeune derviche, Khadidja avait reconnu le bien-aimé de son coeur ! ”
Source : Gallica

F. Jérusalemy,  Khadidja (1877)

“ Tirer un flacon de la poche de son enntéri, le déboucher d'une main tremblante, sauter et s'agenouiller auprès du derviche évanoui et lui en faire respirer l'essence pénétrante, Khadidja le fit en moins de temps qu'il ne faut pour dire un bismi-llah, et par des soins empressés, respirant à peine d'anxiété, et l'appelant même par son nom, elle cherche à le ranimer. Bientôt elle vit avec bonheur une légère coloration, comme un nuage de vie, se répandre et animer peu à peu la pâleur mortelle de son visage ”
Source : Gallica

F. Jérusalemy,  Khadidja (1877)

“ Accompagnée d'une seule odalisque, confidente des plus sûres, elle était donc venue chez Khadidja le plus mystérieusement qu'elle l'avait pu faire. Rien au monde n'aurait pu l'en empêcher, tant le coeur lui brûlait de serrer dans ses bras la kiz que désormais elle chérissait comme la prunelle de ses yeux et de lui donner une preuve éclatante de sa reconnaissance et de son amour. Le Tout-Puissant l'inspirait, comme on va le voir. ”
Source : Gallica

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