F. Jérusalemy

Élements biographiques

F. Jérusalemy Khadidja (1877)

O mon cheikh, ce n'est point mon corps qui est malade, c'est mon âme qui se déchire... Hélas ! que ne m'abandonne-t-elle pas pour toujours ! Le destin qui m'a rendu l'esclave d'une passion folle, mais en même temps sublime et sainte, t'a révélé le secret de ce qui depuis longtemps est le seul aliment de ma vie, le flambeau qui l'éclaire et la guide, l'astre qui la charme et la réjouit, la force qui la soutient, l'espérance qui l'encourage, et en même temps le feu inextinguible qui la consume, le ver qui la ronge, la douleur qui l'accable.
Source : Gallica

F. Jérusalemy Khadidja (1877)

Oh ! interrompit celui-ci d'une voix tremblante d'émotion, si le coeur d'Aly derviche fut jamais agréable à la sublime Kkadidja, vallah ! Rachib peut rester à ses pieds, car c'est le même coeur qui bat dans sa poitrine, et c'est la même tendresse infinie qui le fait battre, et le même feu qui le consume, et le même ange qui le fait vivre...
– Cousoum, dit à son tour Abdoullah à sa fille avec un sourire de bienheureux, Aly fut l'élu de ton coeur, et vous avez, hélas ! trop longtemps souffert tous les deux : le veux-tu, mon âme ?
Source : Gallica

F. Jérusalemy Khadidja (1877)

A cette nouvelle menace, vite, vite Zuzubé replace sa serviette sur ses épaules et se retourne du côté des werres. Le coeur de Samrah bondit de joie et de bonmeur dans sa poitrine en la voyant prendre le verre inoffensif et partir en le tenant par la soucoupe ; tandis que la djariéh a pris l'autre qui contient la mort et suit la vieille : il était pour Djehbr hanoum ! « Erkamdoullah !
(louanges à Dieu) ! murmure Samrah, en passant ses mains sur sa figure en signe de dévotion : l'hyène est prise dans le piège qu'elle avait tendu à la brebis. Il n'y a d'autre Dieu que Dieu. »
Source : Gallica

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