F. Jérusalemy, Le Festin du jour de l’an à Tahiti
“ Dès que le cortège s’est trouvé à portée de voix, le parleur ordinaire a crié aux musiciens de se taire, et d’une voix élevée, et avec un maintien des plus sérieux, il commence un long discours en interpellant chacune des autorités par son titre. Son discours enfantin et terre à terre est souvent interrompu par les éclats de rire approbatifs des auditeurs et les cris des enfants, qui prétendent s’emparer de toutes les friandises qui depuis si longtemps les fascinent. Le chef du district répond à l’orateur ; l’un des assesseurs réplique au chef ”
