Résumé

F. Jérusalemy Le Festin du jour de l’an à Tahiti

Dès que le cortège s’est trouvé à portée de voix, le parleur ordinaire a crié aux musiciens de se taire, et d’une voix élevée, et avec un maintien des plus sérieux, il commence un long discours en interpellant chacune des autorités par son titre. Son discours enfantin et terre à terre est souvent interrompu par les éclats de rire approbatifs des auditeurs et les cris des enfants, qui prétendent s’emparer de toutes les friandises qui depuis si longtemps les fascinent. Le chef du district répond à l’orateur ; l’un des assesseurs réplique au chef
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F. Jérusalemy Le Festin du jour de l’an à Tahiti

L’emplacement choisi pour l’« amuramâa » est presque toujours le terrain libre qui se trouve devant la maison du chef, construite à l’européenne, ou autour du temple. La plus grande animation règne sur cette place dès la pointe du jour. Les « mataro » [8] du chef et du « péritilini », auxquels se sont joints quelques hommes de bonne volonté, pour la plupart étrangers au district, préparent et allument sur l’un des côtés du terrain des fours canaks, ou dépècent le produit de la chasse faite en commun.
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