Résumé

P. Scudo Revue musicale - 14 février 1861

Oui, avant le lever du rideau, le public qui assistait à la première représentation de la Circassienne au théâtre de l’Opéra-Comique avait décidé que l’auteur de trente chefs-d’œuvre, que le musicien délicat, facile et élégant qui a le mieux exprimé la grâce, la galanterie aimable et l’esprit parisien dans ce qu’il a de plus fugitif et de plus séduisant serait l’objet d’un respect mérité, et qu’on le traiterait comme l’enfant chéri de la maison.
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P. Scudo Revue musicale - 14 février 1861

Parler de M. Auber est chose facile et agréable pour un critique qui n’a point emprisonné son goût dans une école particulière, ni dans une forme exclusive de l’art. S’il nous convenait de répondre à des contradicteurs subalternes et sans autorité qui veulent bien quelquefois nous prendre à partie dans leurs menus propos, nous leur prouverions aisément que jamais un artiste de mérite ne nous a trouvé insensible à ses efforts, et que personne n’a l’enthousiasme plus facile que nous pour les choses et les hommes qui méritent d’être admirés.
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P. Scudo Revue musicale - 14 février 1861

Ayez du succès, n’importe de quelle nature il soit, et vous serez recherché, courtisé, choyé, aimé peut-être, au moins pendant toute une semaine. Le succès que nous sommes heureux d’annoncer aujourd’hui est le résultat de trois facteurs : de M. Auber d’abord, qui a fait la musique, de M. Scribe, qui a tracé le canevas et écrit les paroles, et du public parisien, qui s’est montré ce qu’il est souvent, intelligent, courtois et plein de bon vouloir pour le compositeur délicieux qui l’amuse et le charme depuis quarante ans.
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