Résumé

Ch.-M. Widor Revue des Deux Mondes

« Il n’est pas possible, a dit Wagner, de réfléchir tant soit peu profondément sur notre art sans découvrir ses rapports de solidarité avec celui des Grecs. L’art moderne n’est en vérité qu’un anneau dans la chaîne du développement esthétique de l’Europe entière, développement qui a son point de départ chez les Hellènes. » Dans tous les arts, en effet, et à toutes les époques, l’influence de l’art grec s’est fait sentir de quelque façon ; et l’on peut affirmer que la musique en particulier n’a jamais cessé d’en porter la trace.
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Ch.-M. Widor Revue des Deux Mondes

L’homme éminent à qui nous devons cette admirable reconstitution de plus de quinze siècles d’histoire artistique, M. Fr.-Aug. Gevaert, est un Belge des provinces flamandes. Fils de paysans, n’ayant guère jusqu’à l’adolescence quitté son village natal, servant de messe, enfant de chœur, sans doute son âme s’est à jamais imprégnée d’une atmosphère toute spéciale, faite d’encens et de musique pieuse. C’est par un morceau religieux, une messe à trois voix, qu’il a débuté dans la carrière de la composition musicale.
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Ch.-M. Widor Revue des Deux Mondes

C’est en 395 que le paganisme est officiellement aboli à Rome : les théâtres y restent en faveur ; de même le chant et le jeu de la cithare, les concerts et la musique d’orgue : « Que l’on entende les tambours et, en même temps, les cordes, la symphonie, le chalumeau, le bois, la cymbale, le flageolet, la flûte, le sistre, et que l’instrument dont le gosier d’airain inspire les chants, l’orgue humide, émette bruyamment des sons engendrés par un soufflet ! »
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