Camille Bellaigue, À l’abbaye de Solesmes
“ Elle la possède éternellement, sans trouble, sans menace et sans combat. Il n’y a pas ici plusieurs voix qui finiront par s’unir ; il n’y a jamais eu, jamais il n’y a et il n’y aura qu’une seule voix. Pas d’effort, pas de tendance, pas de devenir ; mais l’être, l’être toujours total et toujours un. Et l’unité du chant grégorien ne représente pas seulement l’unité des hommes entre eux, mais celle de l’homme en lui-même, son unité spirituelle et intérieure. Loin de diviser l’âme, cet art la rassemble toute. Il la fait concorder et concourir en toutes ses parties et de toutes ses forces. ”
