Résumé

Camille Bellaigue Revue musicale. — La Forêt, — la Fête chez Thérèse…

« Plein ciel, » eût dit Victor Hugo, s’il avait compris quelque chose à la musique, de la cinquième et dernière variation. Dégagée à jamais de tout embarras et de toute entrave, délivrée de la passion et de la douleur, l’idée s’y transfigure, s’y revêt et rayonne d’une beauté véritablement céleste. Elle triomphe, mais ce n’est pas dans l’orgueil, encore moins par la violence, qu’elle triomphe : c’est dans l’extase et par l’amour.
Source : Wikisource

Camille Bellaigue Revue musicale. — La Forêt, — la Fête chez Thérèse…

Au fond, en tout opéra, la chose principale, sinon la seule, c’est, et sous des formes changeantes ce sera toujours, la musique. Aussi bien ce poème sylvestre, à défaut de « situations » ou de drame, n’était pas si dépourvu de poésie, d’une musicale, ou « musicable » poésie. La musique a seule ici tous les torts. Le premier est qu’elle empêche constamment la parole d’être entendue. Pour l’auditeur il n’y a pas de pire supplice. Il n’y en a pas non plus que nous épargnent moins les musiciens d’aujourd’hui.
Source : Wikisource

Camille Bellaigue Revue musicale. — La Forêt, — la Fête chez Thérèse…

En des ordres divers nos impressions finissent par se confondre et nous ne savons plus très bien si notre oreille jouit des sons, ou notre œil de la lumière.
Enfin la joie de notre âme et de notre esprit est complète. L’évolution logique et sentimentale du thème est maintenant achevée. L’être sonore qu’est une mélodie, — et une mélodie de Beethoven ! — se retrouve identique à lui-même, mais fortifié, enrichi de tout ce que tant de modes divers ont ajouté à sa substance et à sa vie.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature