Antonin-Dalmace Sertillanges

Antonin-Dalmace Sertillanges

Résumé

Portrait de Antonin-Dalmace Sertillanges Antonin-Dalmace Sertillanges Prière et musique (1935)

Al'égard de l'assemblée priante en sa diversité fraternelle, l'orgue est aussi un beau symbole, et, comme tous les symboles, ainsi que nous le disions de la
musique en général, il tend à réaliser ou à perfectionner ce qu'il exprime. Il est l'orgue aux cent voix, et il n'a qu'une seule âme. Orchestre et unique instrument aux mains d'un unique virtuose, il réalise un double paradoxe. Il s'adapte à la foule en toutes ses nuances d'humanité et en tous ses âges, comme il exprime la nature en tous ses êtres et en toutes ses saisons. Toutes les âmes individuelles chantent en lui, et il les assemble.
Source : Gallica

Portrait de Antonin-Dalmace Sertillanges Antonin-Dalmace Sertillanges Prière et musique (1935)

Le chant des sphères est retrouvé au cœur des atomes. A fortiori le monde vivant donne-t-il raison à ces intuitions géniales de l'antiquité : la musique loi de toutes choses, à la faveur des nombres ; l'amour seul artisan de l'univers.
Mais si tout chante, et si en tout c'est
l'amour qui chante, et le désir émané de l'amour, et le désir de l'amour, et la capacité même de l'amour où les succédanés de l'amour le font déjà reconnaître, qu'est-ce qui sera plus que la prière déterminé à chanter?
Source : Gallica

Portrait de Antonin-Dalmace Sertillanges Antonin-Dalmace Sertillanges Prière et musique (1935)

Que la musique s'écoute elle-même afin de mieux écouter l'âme, de mieux écouter Dieu, c'est un service de Dieu et un service de l'âme dans ses rapports avec Dieu. Qu'elle se garde seulement, cette musique qui jouit, d'être une musique jouisseuse, c'est-à-dire de se complaire en soi et de jouir en égoïste, substituant le goût de l'harmonie, pris comme but, au but unique du mouvement religieux.
Source : Gallica

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