Antonin-Dalmace Sertillanges,
Prière et musique
(1935)
“ Al'égard de l'assemblée priante en sa diversité fraternelle, l'orgue est aussi un beau symbole, et, comme tous les symboles, ainsi que nous le disions de la musique en général, il tend à réaliser ou à perfectionner ce qu'il exprime. Il est l'orgue aux cent voix, et il n'a qu'une seule âme. Orchestre et unique instrument aux mains d'un unique virtuose, il réalise un double paradoxe. Il s'adapte à la foule en toutes ses nuances d'humanité et en tous ses âges, comme il exprime la nature en tous ses êtres et en toutes ses saisons. Toutes les âmes individuelles chantent en lui, et il les assemble. ”
