André Baillon, Moi quelque part
“ Il la dit tous les jours, aux Trappistes, sur un petit autel qu’on lui a réservé. Y assiste qui veut. Courtisan familier, il bouscule le Bon Dieu qu’il ait à s’incarner lestement dans l’hostie. À peine a-t-il quitté l’Évangile, qu’il lève déjà le calice pour l’Offertoire. C’est très commode, le dimanche, pour les chasseurs qui ne veulent pas perdre un long temps à la messe. Leurs chiens attachés tous ensemble dans la cour, ils se rangent autour de son autel, bottés, carnassière au dos, le fusil en travers sur leur chaise. Plus il y a du monde, plus l’abbé se dépêche. ”
