Gestion d'affaires

Définition et enjeux

Émile Delacourtie,  Éléments de législation civile… (1883)

“ Si, au contraire, une personne, sans mon consentement, sans avoir été chargée par moi, gère utilement mes affaires, il y a quasi-contrat de gestion d'affaires. La gestion d'affaires entraîne des obligations pour l'une et pour l'autre des parties. Le gérant d'affaires doit apporter à la gestion les soins d'un bon père de famille; sa gestion terminée, il doit rendre compte. ”
Source : Gallica

Portrait de Henri Capitant Henri Capitant,  Cours élémentaire de droit civil français… (1930-1931)

“ La gestion d'affaires ressemble au mandat en ce qu'elle consiste à faire quelque chose dans l'intérêt d'autrui, mais elle en diffère en ce que le gérant agit de son propre mouvement, sans en avoir reçu l'ordre.
La gestion d'affaires n'est donc pas un contrat, car il n'y a pas accord de volontés. Suivant l'opinion traditionnelle dont on sait que nous nous écartons (supra, p. 253) , elle est un quasi-contrat. On veut dire par là que, bien qu'étant l'oeuvre d'une seule volonté, l'acte accompli par le gérant engendre des obligations réciproques à la charge des deux intéressés.
”
Source : Gallica

Ernest-Frédéric Garay,  Thèse pour la licence : acte public… (1854)

“ Comme il n'y a pas eu alors intention de faire une spéculation personnelle, mais bien de soigner les intérêts d'autrui, ce seront les règles de la gestion d'affaires entre le gérant et le véritable maître qui devront être appliquées. Ces deux espèces ne doivent pas être confondues. L'action de gestion d'adirés et l'action de. in rem verso sont loin d'être aussi avantageuses l'une que l'autre.
Pour avoir droit à la première, il suffit que les dépenses aient, été utiles au moment où la gestion a commencé. Peu importe que cette utilité n'existe plus au moment de la demande.
”
Source : Gallica

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