Résumé

Charles Noiret Mémoires d'un ouvrier rouennais… (1836)

Non, sans doute, me dira-t-on, parce qu'il a servi la patrie ; mais il me semble que l'on sert la patrie quand on lui est utile, n'importe comment: je ne' pense pas qu'un artisan qui a travaillé pendant cinquante ans, ne lui ait pas été aussi utile qu'un soldat qui est resté trente ans sous les drapeaux ; car, s'il faut des bras pour défendre le pays, il en faut aussi pour le nourrir et pourvoir à tous ses besoins ; et si l'artisan a dépensé ses sueurs, sa jeunesse pour la société, en retour, elle lui doit du pain quand il n'en peut plus gagner et qu'il ne lui reste pas de quoi s'en procurer.
Source : Gallica

Charles Noiret Mémoires d'un ouvrier rouennais… (1836)

D. Quelle garantie peut avoir l'ouvrier contre la mauvaise foi des maîtres, en matière de salaire, soit qu'il s'agisse du taux du salaire, soit qu'il s'agisse de paie non effectuée dans le délai d'usage ou particulièrement convenu ?
R. Les ouvriers n'ont de garanties contre la mauvaise foi des maîtres que le conseil des prud'hommes, qui leur rend justice de temps en temps, et c'est déjà beaucoup, puisque les hommes qui le composent sont juges et parties.
Source : Gallica

Charles Noiret Mémoires d'un ouvrier rouennais… (1836)

Quand l'ouvrier exige une chaîne de congé, le maître lui dit qu'il n'en a pas de prête, qu'il faut attendre , ou bien il lui donne un article moins lucratif que celui qu'il faisait, ou une mauvaise chaîne, ou un mauvais dessin ; quand la chaîne est finie, il lui cherche querelle sur son ouvrage pour lui faire une retenue sur sa façon, s'il n'est pas trop récalcitrant ; il est même rare qu'un ouvrier exige une chaîne de congé, parce qu'il est à-peu-près sûr d'en être dupe.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature