Résumé

Portrait de Jules Simon Jules Simon Le Travail organisé et le Travail libre

Il ne s’agit pas de s’apitoyer sur l’obligation du travail, ni d’exagérer les fatigues et les privations de l’atelier. Le travail est la loi commune pour tous les membres de la société humaine, et au fond c’est une loi douce, car le poids de l’oisiveté est plus lourd que celui de la fatigue. Ceux-ci creusent la terre, frappent le fer sur l’enclume, et d’autres alignent des chiffres, pâlissent sur des problèmes. Le pupitre de l’homme de lettres a ses tortures comme l’établi. Il ne faut pas juger la fatigue d’un ouvrier exercé et robuste par nos corps énervés et nos habitudes efféminées.
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Il serait en vérité fort étrange qu’après avoir construit de toutes pièces le monopole, après l’avoir défendu avec tant d’habileté contre l’ennemi du dehors et l’ennemi du dedans, le législateur des corps de métiers se fût transformé tout à coup en protecteur désintéressé de la loyauté du commerce. Dans une foule de prescriptions minutieuses, qui ne laissent au fabricant aucune initiative, et qui réduisent l’exercice d’une industrie à l’application d’un mécanisme aveugle, il est impossible de ne pas reconnaître purement et simplement la peur de l’innovation, même heureuse.
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Portrait de Jules Simon Jules Simon Le Travail organisé et le Travail libre

Pour que l’ouvrier ne chôme pas, il faut que le chef d’industrie ne soit pas réduit à chômer ; pour que l’ouvrier soit bien payé, il faut que le chef d’industrie puisse soutenir la concurrence sans se rabattre sur le prix de la main-d’œuvre. C’est donc en favorisant le commerce qu’on favorise l’ouvrier. L’argent vient de haut en bas, et parmi les moyens de favoriser le commerce, les deux premiers sont ceux-ci : la sécurité, la liberté.
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