Résumé

Portrait de Louis Reybaud Louis Reybaud Économie industrielle et morale…

L’école de La Martinière n’est pas autre chose qu’une sorte de préparation aux divers travaux de la fabrique lyonnaise ; ce n’est pas une école d’apprentissage : le travail manuel n’y occupe chaque élève qu’une heure par jour. C’est moins à toutes les catégories d’ouvriers qu’elle s’adresse qu’à des catégories spécifiées. Or ce qu’il importe surtout quand on va jusqu’au fond du problème, c’est de former non quelques ouvriers, mais la masse des ouvriers, de venir en aide à tous les enfans que chaque année l’école livre à l’atelier.
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Quoi qu’on fasse, on ne donnera jamais à l’apprentissage, si parfait qu’on le rêve, la rigueur d’un art de précision. Il porte, à Paris surtout, sur trop de genres et sur une trop grande variété d’aptitudes. L’essentiel est d’aller droit aux réformes fondamentales et d’imprimer désormais à l’instruction des apprentis un caractère plus méthodique et moins superficiel, en y ménageant mieux les forces et, dût-on se récrier au sujet du mot, la dignité de l’enfant.
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L’enseignement de l’école, toujours fictif inévitablement par quelque endroit, ne peut en aucune façon remplacer la vie de l’atelier, où par la force des choses tout est matière à instruction. On objecte en outre que plus d’un métier ne se prête réellement à aucune forme d’apprentissage, et qu’à supposer que tous les métiers pussent avoir un apprentissage, il est absolument impossible d’avoir une école pour chaque métier, ou de réunir les principaux métiers dans une école, et conséquemment de satisfaire la variété infinie des intérêts et des besoins.
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