Résumé

Paris Cérémonie d'inauguration, le 1er juillet 1896… (1898)

S'il est vrai de dire qu'un bon livre, bien pensé et bien écrit, est le meilleur ami que nous puissions
avoir, on ne saurait contester qu'il ne gagne encore dans notre estime quand il se présente à nous avec des dehors et des parures d'art qui le font aimer et respecter davantage; et c'est dans cet état, si séduisant, que par les élèves de l'École Estienne le livre contenant le savoir et la pensée humaine ira, de main en main, de génération en génération, répandant toujours plus de lumière, partant plus de justice.
Source : Gallica

Paris Cérémonie d'inauguration, le 1er juillet 1896… (1898)

En vous voyant, en effet, vous le premier magistrat de la République, chacun peut constater que, dans notre démocratie, un homme sorti des belles et fertiles couches du peuple peut, à force de travail et de droiture, s'élever au rang suprême.
Qu'on ne croie pas cependant que chaque élève, ici, caresse le rêve de devenir président de la République, non, mais tous ont le bel orgueil, nous en donnons l'assurance, de devenir des hommes de bien, des républicains dévoués, des artisans de premier ordre.
Source : Gallica

Paris Cérémonie d'inauguration, le 1er juillet 1896… (1898)

Aujourd'hui, c'est à l'inauguration de l'École du Livre que vous voulez bien assister.
Que de pensées ce mot évoque ! Pouvons-nous concevoir un moment où le livre, ce gardien de la pensée humaine à travers les âges, ce vulgarisateur par excellence des connaissances diverses, n'existait pas encore, et où le manuscrit contenant seul la pensée de son auteur, au lieu de circuler pour propager l'idée, était, en vue de sa
conservation, gardé avec un soin jaloux, éloigné des regards de tous, hormis de quelques privilégiés?
Source : Gallica

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