Résumé

Portrait de Louis Reybaud Louis Reybaud,  De l’Enseignement professionnel en France

“ En dehors et au-delà, il ne reste que la plus effacée et la plus inerte de toutes, celle de l’état, que l’on peut nommer la responsabilité anonyme. Elle l’est en effet ; à peine de loin en loin s’y rattache-t-il le nom d’un grand ministre qui passe ; elle s’anéantit par la dispersion, et d’une réalité qu’elle était dans l’individu, elle devient une abstraction dans l’état. La responsabilité a une limite et une mesure, c’est la liberté dont on jouit ; dans l’obéissance, elle ne va pas au-delà des devoirs imposés. ”
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Portrait de Louis Reybaud Louis Reybaud,  De l’Enseignement professionnel en France

“ Pour l’enseignement, par exemple, que semble-t-on désormais se proposer ? D’accélérer les études plutôt que de les fortifier, d’abréger les délais, d’appliquer aux élèves des procédés d’entraînement qui les rendent aptes à fournir à jour fixe un service déterminé. En vain s’en défendrait-on : c’est là l’esprit qui règne, outré ou mitigé suivant les hommes, très persistant au fond parce qu’il tient à un système. Naguère encore il y avait, pour les classes aisées, un ensemble commun de connaissances qu’il fallait d’abord acquérir, et au-delà duquel les vocations se décidaient. ”
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Portrait de Louis Reybaud Louis Reybaud,  De l’Enseignement professionnel en France

“ Il est bon que l’on sache, à ne plus s’y méprendre, que l’Université forme les esprits et non les bras, et que dans tous les cas elle aimera mieux se désister que déchoir. Peut-être même devrait-elle couvrir par une défense plus résolue cette culture supérieure qui est son plus beau titre et son fonds le plus sûr. Quand on l’accuse de faire des Grecs et des Romains plutôt que des hommes de notre temps, c’est à elle de relever le défi et de venger l’injure commune. Ces hommes à qui l’antiquité est familière sont de notre temps comme les autres, mieux que les autres ”
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