Résumé

C. Hippeau L'Instruction publique en Italie

Il est donc probable qu’en Italie, comme aux États-Unis, le nombre des institutrices dépassera de beaucoup celui des instituteurs. C’est à elles qu’appartient de droit l’éducation de l’enfance. Lorsque l’on pense à l’influence qu’exercent sur toute la vie les premières impressions reçues, on ne peut s’empêcher de faire des vœux pour que les enfans ne soient confiés aux soins des hommes qu’après avoir reçu des femmes qui doivent remplacer leurs mères des leçons qui, en passant par leur bouche, arrivent au cœur des jeunes enfans plus douces, plus persuasives, et par cela même plus efficaces.
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C. Hippeau L'Instruction publique en Italie

Nulle part la lutte engagée contre l’influence cléricale n’a été plus vive qu’en Italie, car nulle part le clergé ne possédait une plus grande puissance, et l’on pouvait prévoir avec quelle énergie et quelle persévérance il chercherait à la conserver. La question de l’enseignement public se rattache nécessairement à celle de la séparation de l’état et de l’église, et c’est sur cette question que la lutte s’est engagée entre les partisans du régime nouveau et les défenseurs des institutions du passé.
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C. Hippeau L'Instruction publique en Italie

Les rapports des inspecteurs sont unanimes pour reconnaître qu’il y a une grande différence quant à la discipline, l’assiduité au travail et les progrès entre les jeunes gens et les jeunes filles des écoles normales primaires. Malgré les causes d’infériorité qui résultent pour celles-ci de l’âge où elles sont admises, l’insuffisance en certaines provinces de leur instruction primaire incomplète et souvent interrompue, elles étonnent les maîtres par la rapidité de leurs progrès. D’une nature plus patiente, plus docile et mieux ordonnée, elles s’adonnent à l’étude avec un véritable amour.
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