Résumé

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Les Écoles à Paris, l’enseignement primaire…

Ce qui pèse sur l’enseignement secondaire, c’est un système, une tradition si lourde, qui paraît si imposante qu’elle neutralise tous les efforts. En effet, si dans ce siècle-ci on a pu créer l’enseignement primaire, qui n’existait réellement pas, on a reçu du passé une méthode d’enseignement secondaire qui avait fait merveille, qui a été aveuglément suivie, et qui est absolument insuffisante aujourd’hui.
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Or je crois qu’à tous degrés l’enseignement doit être libre, parce que là liberté crée la concurrence, que la concurrence détermine l’émulation, et que l’émulation engendre le progrès. Tout corps privilégié s’endort fatalement dans ce qu’il appelle la tradition, c’est-à-dire dans la paresse, et ne produit plus ; on sasse, on ressasse, et l’on tourne dans le même cercle où les esprits les plus vifs ne tardent pas à s’étioler. Il est donc fort utile que l’université et le clergé se trouvent face à face, ne serait-ce que pour se réveiller mutuellement
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Le programme d’études rédigé par la direction de l’enseignement primaire, le journal des classes, l’ordre des exercices imposés, sont suivis à la lettre ; mais tant vaut le maître, tant vaut l’école, et les instituteurs qui ne voient dans la pédagogie qu’une besogne rebutante n’auront jamais que de fort médiocres élèves, tandis que ceux qui aiment leur métier, qui sentent qu’ils remportent une victoire toutes les fois qu’ils fécondent les facultés natives de l’enfant, qui en un mot ont le feu sacré, obtiennent de leurs écoliers de véritables tours de force.
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