Ch. Matteucci

Résumé

Ch. Matteucci,  Revue des Deux Mondes

“ Il ne s’agit ni de couper les ailes au génie, ni de couler toutes les intelligences dans un même moule, comme le disent nos garibaldiens en matière d’enseignement. Nous avons besoin d’apprendre à nos étudians, mal préparés par les écoles secondaires, peu habitués au travail, ce qui leur est nécessaire pour devenir des magistrats, des médecins, des administrateurs; il faut que nous formions des hommes à l’esprit juste et étendu, et qui aient appris, comme disait l’empereur Napoléon, depuis l’école élémentaire jusqu’à l’université, ce que chacun doit à Dieu, à ses parens, à sa patrie. ”
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Ch. Matteucci,  Revue des Deux Mondes

“ Voilà une leçon dont l’Italie ne saurait trop profiter, car si l’on y rencontre quelques esprits éclairés qui attachent une importance capitale à la création d’un système national d’enseignement et d’éducation, il n’est malheureusement que trop vrai que l’opinion publique ne s’émeut pas, comme elle le devrait, de l’infériorité des écoles italiennes, et ne se préoccupe pas assez de la gloire scientifique et littéraire d’une nation dont les plus beaux titres dans l’histoire sont bien ceux qu’elle a conquis par la culture littéraire et l’invention scientifique. ”
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Ch. Matteucci,  Revue des Deux Mondes

“ Que devra faire l’Italie ? Si nous regardons le passé, nous voyons qu’il n’a jamais existé dans aucun des états qui la composaient, à part le Piémont, une organisation des études proprement dite, que tout y a été livré soit aux corporations religieuses, soit aux autorités municipales, qu’aucune grande école n’a jamais fonctionné en Italie pour former les professeurs des gymnases et des lycées, que chaque province, on pourrait presque dire chaque ville, voulait avoir, tant bien que mal, son université. ”
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