Jules Simon,
L’Enseignement primaire des filles en 1864
“ Ainsi par exemple la loi ordonne d’enseigner la religion. Soit, on l’enseigne, voilà la loi satisfaite ; mais comment ? C’est ici que les mœurs prennent leur revanche. Partie des maîtres ne croient pas ; parmi ceux qui croient, beaucoup ne comprennent pas. Ils n’enseignent que des lèvres, peine perdue : la foi seule peut engendrer la foi ; c’est un privilège éternellement refusé au scepticisme. Ce n’est rien encore. La loi, dans un pays de liberté religieuse, ne peut préférer aucune religion elle est obligée de s’en rapporter aux familles. ”
