Résumé

Charles Delattre Mémoire sur un plan d'éducation nationale… (1848)

L'apprentissage est l'étude individuelle d'un art manuel ou métier, chez un entrepreneur d'industrie qui devient le maître enseignant de l'apprenti.
L'État, tuteur des jeunes citoyens et dispensateur de l'éducation et de l'instruction, peut-il quelque chose pour l'apprenti ? Doit-il continuer à veiller sur l'enfant sorti des écoles et placé chez un industriel pour y apprendre un métier?
Il le doit sans aucun doute.
Car, chacun sait combien la condition des apprentis a été jusqu'ici déplorable. Pour un grand nombre, l'apprentissage a été l'équivalent de l'esclavage le plus dur
Source : Gallica

Charles Delattre Mémoire sur un plan d'éducation nationale… (1848)

L'Assemblée nationale vient de proclamer le droit des citoyens à l'instruction ; il est évident que cette formule comprend en même temps le droit à l'éducation.
L'instruction fait des hommes utiles sous le rapport du travail ; elle produit des agriculteurs, des industriels, des savants, des littérateurs; mais ce n'est pas elle qui produit le citoyen. L'instruction développe et féconde l'intelligence, mais elle ne forme pas l'homme moral.
L'homme moral est celui qui est pénétré de l'étendue de ses devoirs, et qui ne recule jamais devant l'accomplissement du moindre d'entre eux.
Source : Gallica

Charles Delattre Mémoire sur un plan d'éducation nationale… (1848)

Le plan d'éducation et d'instruction primaires, qui vient d'être exposé, me semble répondre entièrement aux deux principes d'égalité et de fraternité proclamés par la grande et belle formule de notre République. La même éducation, la même instruction premières, seront dispensées à nos jeunes concitoyens. Mais un âge arrive où il est impossible de continuer, sinon l'éducation, au moins l'instruction avec la même uniformité. A cet âge, de nombreuses carrières s'ouvrent devant les aptitudes spéciales et la vocation des jeunes gens
Source : Gallica

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