Résumé

Collectif Revue pédagogique, second semestre 1890

Adieu au nom de vos élèves anciennes et nouvelles, qui de loin comme de près vous font cortège à l’heure du départ suprême. Adieu au nom de vos collègues, les maîtres et les maîtresses de Fontenay, adieu au nom de l’Université tout entière qui avait espéré de vous voir quelques années encore à la tête de votre école. Ces années nous ont été refusées. Nous courbons la tête et, ne pouvant plus rien pour vous, ô notre chère morte, nous vous remettons entre les mains du Dieu de la vie et de l’infinie Bonté.
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Collectif Revue pédagogique, second semestre 1890

Mme de Friedberg avait naturellement la joie et la confiance, qui, de son cœur, rayonnaient au dehors. C’était son charme propre et sa supériorité de prendre intérêt aux choses — aux plus hautes, sans doute, de préférence, mais aussi aux moyennes et aux petites, à celles qui font l’étoffe de la vie. Hélas ! comment ne pas rappeler qu’elle est restée confiante, qu’elle a espéré, qu’elle a souri à la vie jusque dans les affreuses douleurs des derniers jours, jusque dans le proche voisinage de la mort !
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Collectif Revue pédagogique, second semestre 1890

L’âme, c’est-à-dire la bonne disposition morale, la volonté de faire tout son devoir, la constante application à remplir l’heure qui fuit de choses éternelles ; pour le reste, l’humble acquiescement à la volonté divine. Mais si les hommes passent, l’esprit demeure, quand toutefois il y a un esprit. C’est vous, mesdames, s’il est vrai qu’il y ait un esprit de Fontenay et que cet esprit mérite de vivre, c’est vous, à qui ne manquent ni la jeunesse ni le bon vouloir, qui aurez le devoir et l’honneur de le perpétuer au service des filles du peuple
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